L'Eveil de Line Papin,

aux éditions Stock, 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'adore découvrir les livres de la rentrée littéraire. De plus, j'aime également beaucoup découvrir des premiers romans.

L’Éveil, fait, je pense, parti de ces pépites de la rentrée. C'est un magnifique roman sur les sentiments et sur l'Amour, écrit par une très jeune auteure de tout juste vingt ans.

 

L'histoire est simple. Elle se passe à Hanoï et l'on suit le destin de quatre expatriés.

Le point commun entre ces personnes est un jeune français, notre héros. C'est celui qui va unir les autres personnages. Tout autour de lui, nous découvrons l'univers de Juliet, d'abord, puis Raphaël et Laura pour finir.

Dès les premières pages, nous sommes véritablement happés par l'écriture incisive, troublante et touchante de Line Papin.

On a rapidement envie de connaître le dénouement entre Juliet et son "homme désert".

 

Je vous conseille vivement de lire ce roman bouleversant d'émotions.

A la lecture de cet ouvrage, j'ai beaucoup repensé à ce vers d'Arthur Rimbaud :

"On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans." Et que l'on vit une passion destructrice.

Merci à Line Papin.

 

Voici quelques lignes, pour vous donner une petite idée de l'écriture de l'auteure...

"... C'est cette chose électrique qui couvait, elle est en dessous maintenant, de nous... Je dois y retourner, c'est insupportable de le savoir ici, lui qui marche détenteur de mon secret, du secret de mon corps, qui marche et qui vit non loin. Non, il ne s'agit pas encore de l'éveil, du vrai, c'est mon attention seule qu'il éveille pour l'instant, et c'est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Du bout des pieds, à présent, je fais des ronds dans l'eau, de moins en moins grands, qui vibrent et disparaissent. C'est quelque part, là, en dessous des orbes que forme l'eau troublée...

Ça m'excite, ça m'agace : je suis à l'orée de l'éveil, à l'orée de l'éveil."

Rentrée...

Voilà c'est la rentrée!

Tout le monde ou presque est reparti! Et moi je suis en vacances!!

Le mois d'août a été très intense et c'est pour cela que j'ai délaissé le blog depuis le 8 août!

Mais qui dit vacances, dit lectures à gogo! En plus c'est la rentrée et la rentrée littéraire est très séduisante cette année.

Je pense donc publier des billets pas seulement les lundis mais également à d'autres moments.

Je viens de terminer l’Éveil de Line Papin, Danser d'Astrid Eliard et les Beaux étés de Zidrou & Jordi Lafebre...

Je suis de retour de ma librairie préférée (le Jardin des Lettres), où j'ai fait le plein de nouveautés!

Alors à vos ordinateurs, car dans les prochains jours, vous pourrez découvrir quelques nouveautés de la rentrée littéraire et, j'espère, vous laisser tenter par quelques lectures.

Je viens de recevoir également un ouvrage de Monsieur  Pierre Thiry intitulé Sansonnets, un cygne à l'envers, que j'aurai le plaisir de vous faire également découvrir. Ce n'est pas du tout mon style de lectures mais ce blog est fait pour ça : pour que je vogue vers de nouveaux horizons littéraires et je pense que la poésie est un univers fantastique à découvrir! En plus Monsieur Thiry est de Rouen!! Ville chérie de mon enfance, alors affaire à suivre!

Bonne rentrée à tous et n'hésitez pas à m'écrire, car le plaisir de lire n'est pas que solitaire. Il est intéressant d'échanger nos idées, nos avis, nos coups de cœur... (plagedelectures@gmail.com)

Les Dunes Sauvages de Marie Do,

aux éditions Plon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La semaine dernière, je devais présenter ce livre, conseillé par une lectrice...

Malheureusement, le temps passe trop vite. Le voici aujourd'hui!

J'ai été agréablement surprise par ce roman.

L'histoire est assez simple et banale : un homme d'une quarantaine d'années se fait plaquer par sa femme après vingt ans de mariage, car il préfère sa carrière à sa famille. Tout fout le camp!

Il n'a alors plus le choix et doit prendre des vacances au plus vite. Il atterrit alors au camp Robinson, dans le bungalow qu'il avait offert autrefois à son épouse. Il n'avait jamais pris le temps de le visiter et il découvre que celui-ci se trouve dans un camp de naturistes.

 

J'ai trouvé marrant, le quiproquo de la situation. Les personnes qu'il va rencontrer, le renvoient à son dégoût du naturisme.

Petit à petit, il arrivera pourtant à se détendre et peut être même à découvrir son corps et sa personne, et peut-être même à s'apprécier.

J'ai aimé ce personnage, à première vue antipathique mais finalement attachant.

J'ai aimé les autres personnages, un brin babos et illuminés.

Je trouve que c'est un roman d'été assez humoristique et bien ficelé. 

En plus, il se situe sur nos plages du sud-ouest, un petit clin d’œil à une station naturiste médocaine bien connue?

Et vous, l'avez-vous lu?

Le Bonheur à l'école - Journal d'une instit de

Dominique Deconinck,

aux éditions L'Iconoclaste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce livre est fait pour tous les fans de l'école...

Moi, j'aime beaucoup le milieu scolaire. Je suis enfant d'enseignants, et parce que j'aime les odeurs de classe, les cahiers d'écoliers, les cours de récré, le cahier de vie, le groupe classe, la maternelle..., et parce que j'ai toujours rêvé être instit, j'ai beaucoup aimé ce récit.

Je trouve que Dominique Deconinck présente réellement les facettes du métier d'enseignants, elle présente également les différents profils d'enseignants.

A la lecture de cet ouvrage, je sais toujours pourquoi ce métier me fascine et pourquoi j'envie ceux qui y sont arrivés.

 

En voici un petit extrait :

"J'aime arriver très tôt à l'école, j'ai toujours aimé cela. Quand la ville s'éveille à peine. Enfant, je savourais le chemin vers mon école communale d'une bourgade de Dordogne. J'aimais le rituel des préparatifs, les vêtements posés sur la chaise, le cartable ouvert rempli de cahiers et de livres qu'il fallait refermer à la hâte. Puis en route, je m'amusais à deviner l'intérieur des maisons éclairées. Nous étions quatre filles, choyées par nos parents, mais, j'ignore pourquoi, je me sentais mieux dans la petite foule des écoliers que dans l'intimité familiale...." (page13)

 

Plus qu'un métier, une vocation!

Merci à Dominique Deconinck.

Love Story à l'iranienne de Jane Deuxard et Deloupy,

aux éditions Delcourt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment vivre l'Amour à Téhéran, Ispahan, Bandar Abbas et ailleurs en Iran quand on a entre 20 et 30 ans? Comment savoir si on est prêts pour prendre telle ou telle personne pour épouse si l'on ne se connaît pas?

Grâce à cette magnifique BD documentaire nous découvrons les destins de jeunes iraniens : Jamileh, Soban, Vahid, Saeedeh et beaucoup d'autres...

L'illustration est touchante et croquée à la manière d'un carnet de voyage.

Pour ma part cela ajoute une part de vérité aux récits bouleversants.Je remercie ces journalistes  courageux de nous faire prendre conscience des réalités du monde et grâce à la BD cela touche sans doute un autre public peut être plus jeune et moins attentif aux questions des sociétés.

Bref, j'ai beaucoup aimé et il n'y a pas d'autres mots à rajouter, seulement vous souhaitez une bonne découverte...

Juliette de Camille Jourdy,

aux éditions Actes Sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai adoré cette BD. On est plongé dans la vie de la famille de Juliette. On ne sait pas pourquoi Juliette, jeune femme fragile, bourrée de complexes et un brin hypocondriaque, revient chez son père pour une période indéterminée, comme une convalescence...

Là, elle retrouve sa sœur, son opposée, qui est en pleine crise conjugale, sa mère qui est encore avec un nouvel homme et son père qui prétend être touché par la maladie d’Alzheimer.

Elle rencontre "Polux", homme un peu paumé mais très attachant qui va devenir son pilier dans les moments difficiles.

 

J'ai vraiment beaucoup aimé le dessin, l'histoire, où il ne se passe pas grand chose mais qui touche lorsqu'on entre dans l'intimité de ces différentes personnes.

J'ai également beaucoup aimé le contraste entre le récit, un brin mélancolique et la légèreté du dessin aux couleurs éclatantes et vives.

Merci beaucoup à Camille Jourdy, (auteure notamment de la BD Rosalie Blum) d'avoir réalisé cette BD tendre et touchante.

Illettré de Cécile Ladjali,

aux éditions Actes Sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci au Jardin des lettres, ma librairie préférée pour la découverte de ce roman.

Il est magnifiquement puissant, très bien écrit. J'ai découvert ce terrible handicap qu'est l’illettrisme.

 

Quatrième de couverture :

Illettré raconte l'histoire de Léo, vingt ans, discret jeune homme de la cité Gagarine, porte de Saint-Ouen, qui chaque matin, pointe à l'usine et s'installe devant la presse ou son massicot. Dans le vacarme de l'atelier d'imprimerie, toute la journée, défilent des lettres que Léo identifie vaguement à leur forme. Élevé par une grand-mère analphabète, qui a inconsciemment maintenu au-dessus de lui la chape de plomb de l'ignorance, il a quitté le collège à treize ans, régressé et vite oublié les rudiments appris à l'école. Puis les choses écrites lui sont devenues peu à peu de menaçantes énigmes. Désormais, sa vie d'adulte est entravée par cette tare invisible qui grippe tant ses sentiments que ses actes et l'oblige à tromper les apparences, notamment face à sa jolie voisine, Sibylle, l'infirmière venue le soigner après un accident. Réapprendre à lire? Renouer avec les mots? En lui et autour de lui la bonne volonté est sensible, mais la tâche est ardue et l'incapacité de Léo renvoie vite chacun à la réalité de ses manques : le ciel semble se refermer lentement devant celui que les signes fuient et que l'humanité des autres ignore.

Centré sur le combat de Léo contre son illettrisme, le nouveau roman de Cécile Ladjali est un livre d'énergie et de conviction qui ouvre une voie imprévue et poétique sur ce handicap invisible, poursuivant une réflexion qui lui est chère autour des mots, de l'école, de la dignité et de l'estime de soi, impossible sans le langage.

 

Alors si vous aimez savoir quelle est la place des mots et comment arriver à s'aimer et à s'estimer sans ces codes universels, sans le langage, n’hésitez pas à découvrir ce très beau roman....

J'ai beaucoup aimé, la puissance des mots, et de voir qu'il est difficile de trouver une place dans une société très codifiée...

A lire.

Le Baron Perché d'Italo Calvino,

aux éditions Points

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'avais envie de vous présenter un petit classique.

J'ai choisi de relire Le Baron Perché d'Italo Calvino. Ce livre m'avait énormément plu au lycée et j'ai pris encore du plaisir à sa relecture.

Il raconte la vie de Côme, baron du Rondeau, qui décide un jour de monter dans les arbres et qui décide de ne plus jamais en descendre.

Cette histoire se passe à la fin du XVIIIème siècle.

C'est un merveilleux récit d'aventures, écrit à la manière d'un conte philosophique de Voltaire. Ce que j'aime beaucoup dans cet ouvrage, c'est la réflexion entre l'homme et la société et également sur les valeur de la famille. 

Vivre dans les arbres, montre bien la volonté de liberté et l'éloignement de la vie et des contraintes sociales.

Pour les amateurs de récits d'aventures, je vous le recommande vivement.

Lectures de la semaine...

Présentation lundi 01 août

 

Comment ça! Je n'ai présenté aucun livre depuis le lundi 12 juillet et aucun film depuis le lundi 04 juillet!!

C'est inadmissible... Il faut vraiment que j'y remédie, et je que vous demande pardon de ne pas avoir eu de nouveautés à vous mettre sous la dent.

Dès lundi, je vous présenterai ma liste que je lis depuis le 12 juillet...

Il y aura :

Une BD (Juliette de Camille Jourdy)

Un classique (Le Baron Perché d'Italo Calvino)

Une nouveauté (Purity de Jonathan Franzen)

Un livre conseillé par ma librairie préférée et même peut être deux (Illettré de Cécile Ladjali et La libraire de Penelope Fitzgerald)

Un livre glané dans les rayons de la médiathèque (Le bonheur à l'école - Journal d'une instit de Dominique Deconinck)

Et un livre conseillé par un lecteur (Les Dunes sauvages de Marie Do)...

 

Si vous voulez savoir pourquoi j'ai pris un peu de retard dans mes lectures, vous pouvez aller consulter l'onglet "Bavardages et autres loisirs"...

Je vous souhaite de bonnes vacances littéraires... ou autres!

California Dreamin de Pénélope Bagieu,

aux éditions Gallimard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui ne connait pas Pénélope Bagieu?

Je pense que presque toutes les trentenaires la connaissent un peu, beaucoup, passionnément...

Elle est l'auteur de Joséphine, repris par Marilou Berry pour Joséphine et Joséphine s'arrondit...

Elle est l'auteur de la Page blanche aux éditions Delcourt. Très belle bande dessiné qui m'avait beaucoup émue.

Elle est l'auteur de beaucoup d'autres...

 

Avec California Dreamin, on est plongé dans la vie d'Ellen Cohen, chanteuse des Mamas & the Papas...

Cette BD est super, c'est très plaisant d'en apprendre sur un groupe dont on connait au moins un voire plusieurs titres.

 

Je vous invite donc à découvrir cette merveilleuse bande dessinée qui vous transportera dans les années 60 et qui fait revivre cette personnalité hors norme. Peut être que cela vous donnera envie de (re)découvrir ce groupe mythique.

Un grand merci à Pénélope Bagieu. 

La Fuite d'Eve Chambrot,

aux éditions Envolume

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première fois de ma vie de blogueuse que je participe à la promotion d'un ouvrage à paraître. Je suis ravie de l'avoir reçu en "avant première" et je remercie la maison d'édition Envolume de m'avoir offert cette possibilité.

J'espère que mon commentaire vous donnera envie de découvrir le roman d'Eve Chambrot (parution en librairie, le 25 août 2016).

 

La Fuite, titre bien mystérieux...

La couverture est sobre mais attrayante (j'ai lu ce roman au format numérique, mais vivement sa parution!!)

 

Dès les premières lignes, nous sommes plongés dans ce roman. Tout va très vite, les chapitres sont courts et incisifs avec une alternance entre un chapitre présentant un narrateur omniscient et un chapitre présentant les pensées les plus profondes du personnage principal.

L'histoire:

Il s'agit de monsieur tout le monde, qui semble s'ennuyer dans son quotidien. Il a un travail, une femme qu'il n'a pas vraiment choisi par amour, mais tout semble stable.

On se rend vite compte que ce personnage est un pervers narcissique et que sa vie ne lui convient pas. Page après page nous assistons à une descente aux enfers. On assiste à la dégringolade du couple.

Je ne vous en dis pas plus, car tout le suspense réside dans cette tranche de vie et tout s'accélère jusqu'à une issue fatale.

 

J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Le style de l'auteur est élégant et sa façon de raconter s'apparente à un synopsis de cinéma, les chapitres font défiler très vite les scènes.

Je vous conseille de l'acheter dès sa sortie. Il se lit très vite car on ne peut vraiment pas arrêter la lecture tant que l'on ne connait pas la fin de l'histoire. C'est un livre très addictif.

 

Merci beaucoup à Eve Chambrot (photo ci contre)

et aux éditions Envolume.

L'amie prodigieuse d'Elena Ferrante,

aux éditions Gallimard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vivement la lecture du tome 2 d'Elena Ferrante, de la saga d'Elena Ferrante.

Ce livre est magnifique.

Il s'agit d'une histoire d'amitié, d'une très forte amitié, de celle qui vous marque dès votre enfance.

Dans ce tome 1, il est question de l'enfance et de l'adolescence de deux jeunes filles, d'un quartier d'ouvrier de Naples dans les années 50. C'est merveilleux, à la lecture de ce roman, on devient un véritable habitant du quartier. Tout devient vivant et on ressent même la chaleur, les odeurs, les couleurs de ce paysage 100% italien comme on se l'imagine.

 

Qui n'a jamais eu une amie depuis sa plus tendre enfance? Qui n'a jamais connu d'amitié dévastatrice?

Je vous conseille de lire ce roman époustouflant, cette quête initiatrice pour les deux protagonistes de l'histoire.

Elena Ferrante présente les relations humaines et peint la confusion des sentiments d'une période souvent difficile à traverser, celle de l'enfance puis de l'adolescence.

 

Qui est Elena Ferrante? En faisant des recherches sur le net, on n'en apprend peu sur l'auteur, qui souhaite rester anonyme. Il s'agit d'un pseudonyme.

Donc je ne peux pas vous en dire davantage... Lisez simplement les deux premiers tomes de la saga (en attente de la sortie en France des autres tomes).

L'amie prodigieuse, tome 1.

Le nouveau nom, tome 2.

Un de mes coups de cœur...

Les journalistes se slashent pour mourir- La presse face au défi numérique

de Lauren Malka,

aux éditions Robert Laffont

Quel fabuleux hasard du clic... Je vous explique!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis sur un réseau social dédié aux livres : Babelio (pour ceux qui connaissent). Pour la première fois, j'ai décidé de participer à une "masse critique". Il s'agit de sélectionner des livres que nous souhaitons lire dans une liste proposée sur le site, à une certaine heure et un certain jour. Ensuite, si nous sommes tirés au sort, nous recevons un (ou des) livre choisi. Puis nous devons publier un commentaire dans le mois suivant la réception de l'ouvrage.

J'ai donc reçu l'ouvrage de Lauren Malka. Je ne me souvenais pas du tout avoir sélectionné cet ouvrage dans la masse critique du mois de mai. 

Malgré cela, je les remercie. En effet, merci de m'avoir fait parvenir un livre vers lequel je ne me serais jamais approchée en librairie.

Depuis mon ouverture, récente, du blog, j'y vois un petit signe du destin! Et si le web 2.0 faisait de nous tous des journalistes de comptoirs?

J'ai beaucoup aimé découvrir l'essai de Lauren Malka. Il est très bien écrit. Les chapitres sont clairs et courts. Il nous interroge sur le métier de journaliste aujourd'hui.

J'aime beaucoup sa façon de faire revivre le passé  grâce à des extraits portant sur le journaliste dans l'histoire et le parallèle avec le journaliste contemporain.

Elle s'interroge également sur l'avenir, et sur toutes les mutations que le net provoque sur ce métier.

 

Je vous conseille de lire cet ouvrage. Il est bon de temps en temps de se questionner sur des problématiques actuelles.

A la lecture de cet essai, j'ai repensé au sujet du concours externe de bibliothécaire d'état, que j'avais passé il y a quelques années : La presse écrite a-t-elle un avenir?

 

Alors pour vous donner envie, voici un petit extrait : "La mort du journalisme est un marronnier que les intellectuels ressortent à la moindre occasion depuis des siècles : réveillez-vous, le journalisme est menacé!"

 

Un grand merci à BABELIO et aux éditions Robert Laffont.

Pablo par Julie Birmant et Clément Oubrerie,

aux éditions Dargaud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n'y connais rien à la bande dessinée. Je ne sais pas la lire, c'est un exercice qui me fatigue énormément.Je trouve qu'il faut être très intelligent pour pouvoir lire une bande dessinée. En effet, il faut sans arrêt que l’œil passe du texte à l'image, qu'il arrive à tout décoder en un temps record.

Chez moi cela met un temps fou... Je commence en général par les textes, puis je reviens ensuite sur chaque image.

J'ai donc abandonné dès ma plus tendre enfance.

Mais là, je n'ai pas pu résister. Cette série me faisait de l’œil à la médiathèque. J'ai vraiment adoré cette bande dessinée.

Je vous le répète, je ne suis pas experte en la matière, mais si vous êtes un peu comme moi, vous pouvez vous laisser tenter par cette bande dessinée (enfin par les quatre : 1. Max Jacob, 2. Apollinaire, 3. Matisse, 4. Picasso )...

Il s'agit de la vie de Pablo Picasso, à son arrivée à Paris et de ses rencontres.

C'est une très belle BD qui nous fait découvrir le Paris d'autrefois et de ses artistes, avec la vie à Montmartre.

Les dessins sont sobres et dans des teintes qui marquent bien le coté miséreux dans lequel vivaient certains grands noms de l'Art. Les teintes froides renvoient à la misère et contrastent avec les teintes chaudes, qui représentent le luxe et les nombreuses soirées mondaines de l'époque.

Bref, j'ai beaucoup aimé... Exercice à renouveler. Et vous?

Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde,

aux éditions du Seuil

"Tout art est complètement inutile." Oscar Wilde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis dit, "Tiens, si je présentais un classique par mois... Ce serait, sans doute une bonne idée, pour vous, comme pour moi...". Et je suis très contente de ce choix, car j'ai découvert Oscar Wilde. Je n'avais rien lu de lui!

Quelle erreur...

C'est surprenant, magnifique. On a envie de relever des citations pratiquement à chaque phrase, pour présenter le personnage.

En fouillant les rayonnages de la médiathèque, je suis tombée sur Le Portrait de Dorian Gray, et je vous conseille de lire ce merveilleux ouvrage.

Qui est Oscar Wilde?

Né à Dublin en 1854 et mort à Paris en 1900, Oscar Wilde es issu d'une bonne famille, protestante. Après des études de lettres classiques, il commence à écrire des sonnets. Il devient critique littéraire et commence à écrire. Il se marie, puis plus tard, après sa rencontre avec Robert Ross, il assume son homosexualité.

En 1890, Le Portrait de Dorian Gray est publié puis révisé en 1891.

 

Pourquoi Le Portrait de Dorian Gray est si particulier?

L'histoire est pour l'époque très contemporaine, à mes yeux. A l'époque victorienne, Dorian Gray conserve sa jeunesse et la beauté. Il n'y a que son portrait qui vieillira.

Je n'ai pas trop envie de vous dévoiler l’œuvre car c'est ce qui fait toute la magie de la lecture que de se plonger dans l'ouvrage sans en connaître les moindres détails.

Vous n'avez qu'à vous délecter de la plume d'Oscar Wilde.

Pour vous donner l'eau à la bouche, je vous présente quelques citations qui m'ont marquées. Bien entendue, la liste reste non exhaustive, car il a fallu que je fasse un choix et ce fut difficile tellement certaines phrases résonnent encore...

A vous de décider :

"La pensée et le langage sont, pour l'artiste, les instruments de son art."

"La diversité d'opinion sur un œuvre d'art indique que l’œuvre est neuve, complexe et vivante."

"On peut pardonner à un homme de faire œuvre utile, tant qu'il s’abstient de l'admirer. Pour faire œuvre inutile, il n'est d'autre excuse que de l'admirer infiniment. "

89 Mois de Caroline Michel

aux éditions Préludes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premier roman de Caroline Michel à découvrir sans plus tarder...

 

Jeanne, célibataire d'une trentaine d'années, vient de se rendre compte qu'elle se fait rattraper par son horloge biologique.

Son but : devenir maman à tout prix... et peu importe l'homme! Elle compte bien faire un bébé toute seule.

Même les conseils de ses très chères amies ne pourront lui faire dévier de sa trajectoire...

 

Roman très drôle et tendre. J'ai beaucoup aimé lire ce roman car Jeanne devient très vite attachante, on a toutes, à un moment ou un autre, eu les mêmes réactions.

A certains passages, on est touché et on ressent l'attente devant le test de grossesse...

A d'autres, on rit des situations...

Jeanne est une femme épanouie, dynamique, drôle, elle pourrait très bien être de mon cercle d'amies... et je pense que c'est pour cela qu'elle touche chacune d'entre nous.

J'ai également beaucoup aimé ce roman car il est anticonformiste! Oui on peut élever un enfant toute seule et avoir toujours une vie de célibataire enrichissante et épanouissante.

A toutes mes copines, de trente ans ou pas, célibattantes ou pas, attachantes et attachiantes ou pas... je vous conseille ce livre.

 

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, en voici quelques lignes :

"Ils s'exclament : "Trente-trois ans, l'âge du Christ!" Je pense "celui d'avoir un enfant". Je souffle mes bougies. Dans mon vœu, ça sent le lait, le talc, et une souris verte court dans l'herbe."

"Tomber enceinte comme on attrape un rhume et se mettre au tricot pour que tout se passe toujours bien." (page 30)

Apaise le temps de Michel Quint

aux éditions Phébus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel Quint, né en 1949 dans le Nord-Pas-de-Calais.

"Parallèlement à sa carrière de professeur, il écrit pour le théâtre avant de se lancer dans le roman noir. En 1989, il obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage paru aux Éditions Calmann-Lévy et décide alors de se consacrer pleinement à l'écriture." Il est l'auteur d'Effroyables jardins, entre autres...

 

Apaise le temps :

L'histoire se déroule à Roubaix, ville la plus pauvre de France. C'est l'histoire d'une librairie, ou plutôt d'une libraire, Yvonne. A sa mort, les souvenirs de ses plus proches clients, amis ressurgissent. Car oui, la librairie est le lien social, le lieu de vie et Yvonne semble être davantage psychologue que commerçante...

On suit alors Abdel, jeune professeur de Lettres qui a grandi et a développer son goût pour la lecture grâce à Yvonne. Il va alors reprendre la librairie et devenir apprenti-libraire. Il va alors découvrir la véritable vie de celle qu'il a connu grâce aux lectures en compagnie de Zita, Saïd et Rosa...

 

J'ai beaucoup aimé ce court roman. L'écriture est fluide et poétique, on s'attache très vite aux personnages.

Le texte est magnifique, cela fait beaucoup de bien de lire de la belle littérature.

Je n'avais jamais lu de livres de Michel Quint, mais j'aime vraiment son style.

Le métier de libraire fait vraiment rêver surtout du point de vue de la médiation, de son rôle dans la lecture plaisir.

"Les libraires ont une responsabilité civile, à eux de refuser la démagogie et le profit facile, pas possible de jouer les Ponce Pilate." (page 79)

 

"Les livres c'est comme les chats, on habite chez eux, pas l'inverse." (page77)

 

"Danser ne serait pas penser. Et ici, penser est une faute, un oubli de l'instinct de survie." (page 60)

 

"La culture n'est même plus un lieu d'affrontement social ou ethnique." (page 53)

 

Si vous aimez les beaux textes et les beaux mots, n'hésitez pas à lire ce roman...

Les passants de Lisbonne de Philippe Besson

aux éditions Julliard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"On a parfois le chic pour ne pas voir ce qui va nous anéantir." (page 61)

 

C'est l'histoire d'une femme qui a perdu l'homme qu'elle aime et d'un homme qui a perdu l'homme qu'il aime.

Philippe Besson dévoile dans son roman un grand moment d'intimité. C'est véritablement un romancier des sentiments, des émotions...

 

Ce que j'aime dans ce roman c'est que la ville n'est qu'un prétexte, un troisième personnage mis au second plan. "C'est une sorte de vacance. Je fais le vide" (page 30)

 

Ce qui est important c'est de rentrer dans cette scène intime de deux vies. Peut importe le nom des personnages, tout le monde peut s'imaginer être l'un des deux.

Ce que j'aime également dans le livre de Philippe Besson, c'est le paradoxe entre le temps figé, et le chaos, la panique. On ressent les mouvements tels une vague qui se déverse et qui annonce la perte de l'être aimé.

Je ne veux pas vous dévoiler l'histoire car c'est une tranche de vie et il n'y a rien à ajouter... Juste quelques phrases qui m'ont marquées.

 

"Elle est inaccessible dans sa solitude, dans cet abandon." (page 49)

"Elle a oublié la ville, le bourdonnement de la ville. Elle sait pourtant qu'elle y trouverait la lueur tremblante des réverbères pétrole, les façades éclairées de jaune des belvédères, la figure rassurante de la tour de Belém, la faune des trottoirs, l'odeur du jasmin." (page 51)

"Deux mutilés pitoyables et dérisoires." (page 123)

La Femme qui pleure de Zoé Valdés,

aux éditions Arthaud                                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai craqué pour ce livre dès son retour à la médiathèque. Premièrement pour la couverture (vous commencez à me connaître!), deuxièmement pour la quatrième de couverture et pour l'histoire de Dora Maar...

 

Zoé Valdés, auteur cubaine, née à la Havane en 1959, est une romancière, poète et scénariste. En 1995, après la publication de son roman Le Néant quotidien (le titre me donne envie de le lire), elle s'exile en France accompagnée de son époux et de leur fille. Égérie de la littérature cubaine, ses livres sont traduits partout dans le monde.

 

Quatrième de couverture:

"Photographe et peintre surréaliste au style insolite et dérangeant, Dora Maar va croiser la route de Pablo Picasso. A ses côtés, elle va incarner la Femme qui pleure; ce célèbre portrait qui témoigne de sa déconstruction dans l'ombre du génie auquel elle avait voué sa vie.

Amante, muse et victime de l'artiste, Dora Maar, quelques années après sa rupture avec Picasso, décide de passer quelques jours à Venise. Dans le dédale des rues de la cité des Doges, Dora, muse abandonnée, artiste inaccomplie, retrouvera-t-elle le chemin de sa vie de femme? A l'issue de cet ultime voyage, elle se retirera du monde pour vivre mystique et recluse dans son appartement parisien.

Le temps d'une escapade vénitienne, Zoé Valdés se glisse dans l'âme tourmentée de Dora Maar, cette femme capable de tout par amour, et nous livre un roman ardent et subtil sur la passion amoureuse sans limite."

 

Qui est Dora Maar ? De son vrai nom Henriette Theodora Markovitch, elle est née en 1907 et décédée en 1997. Elle est photographe et peintre et connue sous le nom de Dora Maar. D'après Wikipédia, "elle fut l'amante et la muse de Pablo Picasso, rôle qui a éclipsé l'ensemble de son œuvre. 

Après une enfance à Buenos Aires, elle et sa famille reviennent en France où elle suit les cours de l'Union centrale des arts décoratifs et de l’École de photographie.

Dora Maar fréquente l'atelier d'André Lhote où elle rencontre Henri Cartier-Bresson.

Après des années à Barcelone et Londres, elle rentre en France et ouvre son atelier.... Si vous êtes intéressés par sa vie et son oeuvre, n'hésitez pas à rechercher sur le net.

 

Je vous invite à la découvrir à travers les pages de Zoé Valdés...

Le livre : J'ai beaucoup aimé lire ce roman. En effet, Zoé Valdés nous transporte à l'époque des surréalistes.

On revit les moments du passé, on entre dans l'intimité de Dora Maar, grâce à des personnes qui l'ont côtoyés... Cela donne vraiment envie de lire Picasso et Dora de James Lord. Cela donne vraiment envie de découvrir ses œuvres.

Je ne vous en dirai pas davantage mais si vous êtes sensibles à l'art et que vous avez vaguement entendu parler de Dora Maar, vous la découvrirez autrement.

Un très beau "docu-fiction".

A découvrir.

La couleur de l'eau de Kerry Hudson,

aux éditions Philippe Rey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La semaine dernière, je vous avais annoncé trois livres pour la fin de semaine, mais malheureusement le week end est passé beaucoup trop vite pour que je vous livre mes impressions sur les divers ouvrages.

Que dire de La couleur de l'eau...

J'ai adoré la couverture (jaune, plutôt fifille ^^, avec un petit air d'été). Je connaissais déjà l'auteur donc j'étais vraiment tenté...

Malheureusement je n'ai pas du tout aimé cet ouvrage et je ne l'ai même pas terminé...

L'histoire est banale, c'est une amourette entre deux personnes que tout oppose et surtout qui se construisent malgré un passé respectif très lourd.

Le style est très pauvre. Je ne m'attendais pas à lire un roman de gare ou un roman de plage.

 

Et pourtant le premier ouvrage de Kerry Hudson m'avait emballé...Je l'avais dégoté dans une de mes librairies fétiches.

La couverture et le titre avaient éveillé en moi l'envie de découverte : Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman. Je l'ai lu en deux heures. Il était écrit à la façon d'une petite fille. On s'imaginait la vie difficile des habitants des quartiers ouvriers anglais. On était comme plongé dans un film de Ken Loach.

Kerry Hudson était alors destinée à une grande carrière de romancière.

 

Je vous conseille alors de lire son premier ouvrage mais vous pouvez vous abstenir de lire la couleur de l'eau, pourtant prix femina 2015.

De rage et de douleur le monstre de Terézia Mora,

aux éditions PIRANHA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la médiathèque où je travaille, nous organisons chaque fin de mois une rencontre avec les lecteurs pour échanger autour de nos lectures.

C'est l'occasion de présenter nos coups de cœur, mais pas seulement, au reste du groupe. Ce qui est intéressant, c'est que chacun d'entre nous a des goûts différents et nous présentons soit des romans, des bandes-dessinées, des classiques, de la science-fiction...

Il y a deux mois environ, une lectrice nous avait présenté De rage et de douleur le monstre de Terézia Mora.

J'étais immédiatement tombée sous le charme de sa présentation et j'ai voulu emprunté ce livre.


Je ne suis pas du tout déçue par mon choix. Lorsque je choisis un roman, je m'attache en premier à la couverture, à ce que l'on voit. Le titre est également très important. Et là, je dois dire, qu'il est extrêmement intriguant.

De rage et de douleur le monstre, avec une grande roue en gros plan en photo... Mystérieux, tout ça.

La quatrième de couverture met en plus l'eau à la bouche. La voici :

"Auto-boulot-dodo. Voilà à quoi se résumait la vie de Darius Kopp. Jusqu'à ce qu'il perde son travail et que sa femme Flora se suicide. Depuis, complètement apathique, il ne sort plus de chez lui, tue le temps en regardant la télévision et ne se nourrit plus que de pizzas. Un jour pourtant, poussé dehors par son ami Juri, il décide de reprendre les choses en main : il se résout à lire le journal que sa femme écrivait en hongrois et à disperser ses cendres. Mais où? Dans le village hongrois où elle est née, à Budapest, en Slovénie, au pied du mont Ararat, en Grèce? Darius entreprend alors un long voyage à travers l'Europe, en quête de la vérité sur sa femme et sur lui-même.

Dense, picaresque, foisonnant, le roman de Terézia Mora multiplie les possibilités de lecture grâce à une langue à la fois littéraire et informelle, à l'alternance des points de vue au sein d'une même phrase et à sa présentation typographique originale."

Puis une présentation de l'auteur :

"Née en 1971 à Sopron (Hongrie), Terézia Mora a étudié à Berlin la littérature hongroise et le théâtre. Traductrice reconnue du hongrois vers l'allemand, elle est l'auteur d'essais, d'un recueil de nouvelles et de trois romans pour lesquels elle a reçu de nombreux prix en Allemagne. De rage et de douleur le monstre a été récompensé par le Deutscher Buchpreis, le prix littéraire le plus prestigieux en Allemagne."

 

Ayant vécue en Allemagne, je suis attirée par les auteurs allemands ou vivant en Allemagne.

Ce qu'il est intéressant de savoir, c'est que l'auteur écrit en langue allemande alors que celle-ci n'est pas sa langue maternelle. Il semblerait également (d'après mes recherches sur wikipedia.de) que De rage et de de douleur le monstre (Das Ungeheuer) soit le tome deux d'une trilogie sur Darius Kopp, le premier tome étant Der einzige Mann auf dem Kontinent, et le troisième n'a pas l'air d'être encore sorti.


J'ai vraiment aimé ce livre malgré quelques difficultés au début du roman. En effet, le style littéraire ainsi que la forme du roman est assez difficile à suivre. Ensuite dès qu'on est bien concentré dans la lecture, tout devient plus facile. Au moment où le journal intime de Flora apparaît, le problème revient à nouveau. Peut-on lire le journal en même temps que la narration?

C'est un roman au format étonnant et à l'écriture très originale, merci à Françoise Toraille pour sa très belle traduction.

C'est un roman très émouvant. On s'attache à Darius. Il représente monsieur tout le monde, il se fond dans le décors. On ne tombe pourtant pas dans le pathos et on a bien envie de le remuer comme son ami...

C'est une très belle histoire, un roman d'amour...

A lire absolument.

 

NB: Mes lunettes ne sont pas de soleil aujourd'hui, car le temps n'est pas un temps à mettre le nez dehors... ;-)


Les livres de la semaine...

 

 

 

 

 

 

Voici une nouvelle semaine qui commence et avec elle, trois nouveaux livres à lire...

J'ai emprunté ces ouvrages à la médiathèque, par ce que leurs couvertures me plaisaient et/ou parce que les quatrièmes de couverture étaient attirantes...

Je vous détaille donc tout cela très vite, et vous fait saliver avec une petite photo. (De rage et de douleur le monstre de Terézia Mora, La Femme qui pleure de Zoé Valdés, et La couleur de l'eau de Kerry Hudson)

Si jamais vous les avez déjà lus, n'hésitez pas à me laisser un commentaire ici : plagedelectures@gmail.com, je serai ravie de vous lire.

Bianca de Loulou Robert,

aux éditions Julliard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a des livres sur l'adolescence qui vous marquent. Celui de Loulou Robert est de ceux-là...

Avec des mots simples mais incisifs, les sentiments de Bianca et de ses amis dévoilent une période de la vie dure à traverser. Tout est dit dans le roman de Loulou Robert...C'est une tranche de vie, d'une vie simple d'adolescents démunis dans un hôpital. On s'attache à Bianca, mais également à Simon et Clara.

Les chapitres sont courts, comme pour montrer ce temps à patienter entre quatre murs.

 

A la lecture de ce livre, j'ai repensé à Pastel Fauve de Carmen Bramly que j'avais lu, il y déjà quelques années de cela. Dans ces deux ouvrages, on peut faire un parallèle sur la façon dont les deux auteures traitent la jeunesse.

Elles présentent la vie des adolescents avec leurs problèmes, leurs démons, leurs colères.

Je conseille de lire ce roman, qu'on soit adulte, adulescent, ou adolescent... C'est un livre qui fait se poser beaucoup de questions sur nos états d'âme d'ado!

Merci à Loulou Robert...

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Le grand marin de Catherine Poulain,

aux éditions de l'Olivier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de la réception de notre commande de nouveautés à la médiathèque, j'ai vraiment été sensible à la couverture de cet ouvrage, paru en février 2016.

En lisant Causette, je suis tombée sur un article concernant Catherine Poulain, femme au parcours extraordinaire, de Manosque jusqu'en Alaska. Et je dois avouer que l'article du magazine Causette + une couverture attirante, m'ont fait foncer... Aussitôt catalogué et équipé, aussitôt emprunté... et je peux vous dire que je suis comblée. Il s’agit du premier roman de Catherine Poulain. Magnifique roman d'apprentissage et d'aventures, le grand marin est éblouissant avec une écriture simple mais lumineuse, poétique mais puissante sans chichis...

 

Dès la première page, nous savons que nous allons vivre un voyage extraordinaire en compagnie de Lili, assoiffée par la découverte d'un ailleurs meilleur, en quête d'inconnu.

L'univers dur de marins, de la mer devient vite très touchant et les hommes entourant Lili dévoilent peu à peu leur sensibilité...

"Je ne veux pas rentrer. Je ne veux pas que ça finisse. Pourtant, aux abords de la côte, l'odeur de terre me surprend. La neige a fondu sur les Old Women's Mountains. Les collines verdissent. Des effluves de feuilles, des relents de souche et de vase m'effleurent, comme des impressions très lointaines du temps où l'on était terriens..." (page 66)

Ce que j'aime dans cette écriture, c'est que l'on sent, on ressent, on vit aussi le moment. On devient ou du moins on vit le moment comme Lili le vit et le ressent.

"Nous repartons. L'aube est grise. Le vent, toujours le vent. L'air humide et froid nous fouette le sang. Je vis...." (page 112)

"Je suis sortie sur le pont. Le vent claque dans les câbles. La mer vient s'écraser sur le pont. L'odeur du grand large. Humer l'air comme un cheval, jusqu'à l'étourdissement, le corps durci par le froid. La vague est en moi. J'ai retrouvé la  cadence, le rythme des poussées profondes qui passent de la mer au bateau, du bateau vers moi. Elles remontent dans mes jambes, roulent dans mes reins. L'amour peut-être..." (page 115)

C'est tellement beau... Cela sonne comme du Barbara.

Catherine Poulain vit, ressent la mer comme une drogue, une enivrée du large, et de la pêche en mer. 

Un livre à découvrir, dans lequel vous sortirez sans doute libéré avec une envie d’évasion.

Prix Mac Orlan

Prix Joseph Kessel

La Fille du train de Paula Hawkins,

aux éditions Sonatine

 

 

 

 

 

 

 

Bestseller de l'été 2015!!

 

N'étant pas trop roman policier, je me suis quand même laissée tenter par ce roman.

En vacances dans les Côtes d'Armor, je n'avais rien à me mettre sous la dent... A la librairie du petit village, se trouvait le livre de Paula Hawkins et (je dois bien avouer) il me faisait de l’œil. Le livre en poche, je rejoins l'Homme en vacances et nous rentrons au bungalow....

Je m'installe alors tranquillement sur la terrasse pour commencer à feuilleter le fameux livre à succès... Effectivement je n'ai pas pu le lâcher, et je l'ai lu en deux jours (une bonne partie de la soirée et le lendemain soir, car il fallait bien visiter un peu ;-))

Il y a, à la lecture de cet ouvrage, quelque chose d'haletant, un suspense grandissant page après page.

"Mieux qu'un thriller exceptionnel, un piège paranoïaque et jubilatoire. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi."

 

Rachel prend le train chaque jour, deux fois par jour, pour se rendre à son travail, à Londres et pour rentrer chez elle (ou du moins chez une amie).

Depuis sa place, dans le train, toujours la même, côté fenêtre, elle aperçoit une petite maison de banlieue et son esprit se met à divaguer... S'agirait-il de la maison idéale avec Jess et Jason, couple parfait en tous points?

C'est, du moins, ce que croit Rachel au début de l'histoire, avant que tout ne s'envenime et qu'elle retrouve un beau matin, la photo de Megan (alias Jess) en première page du journal parce qu'elle a disparu... Que s'est-il passé?

 

On s'attache très vite à la personne de Rachel et on prend très vite pitié pour cette pauvre femme qui aime se raconter des histoires derrière la vitre, et s'inventer ou se ré-inventer une vie, comme celle qu'elle a eu avec son ex-mari...

Au fil des pages, on devient de plus en plus addict et arriver à la fin de l'ouvrage devient une obsession pour découvrir enfin la vérité sur l'affaire!

Si ce n'est pas déjà fait, je vous conseille vivement de lire ce très bon roman psychologique.